A cette époque, ces blogueurs pensaient qu'ils allaient résoudre tous les problèmes du MoDem en affichant une illusion d'unité sur la blogosphère. Alors qu'eux même ne se génaient pas pour descendre en flèche certains de leur camarade.

Aujourd'hui on constate qu'ils se sont trompés et que la méthode employée n'était pas la bonne. La blogosphère s'est affaiblie. Soyons clair, le WBM ne fait plus que la moitié de son trafic, la blogosphère démocrate s'est dégonflée au même rythme de la fuite des primo-adhérents vers nulle part.

Alors qu'on nous avait promis un mouvement, on se retrouve avec un vrai parti qu'on dit aujourd'hui "En ordre de marche".Notez encore une fois l'expression. Un champ lexical militaire pour une structure qui a été conçu dans un état d'esprit: la marche pour la prise du pouvoir. Les questions de représentativités interne sont évacuées, ce n'est pas ça l'important, "nous finirions comme les verts". Fin de non recevoir.

Alors la désespérance militante est cultivée en silence, personne n'est capable de la traitée car tout le monde en cache les symptôme et veut croire à se "commando de transformation" prêt à l'action.

Les plus désespérés de tous entrent en grève militante, comme nos amis de Fronton. D'autres préconisent ouvertement la création de courants pour botter le cul de nos dirigeants qui sont décevants.

Pour ma part, je reste extrêmement septique quand aux effets positifs de ces initiatives, pour la simple et bonne raison que nos responsables n'en ont rien à faire.

Quand je parle de "responsables", je ne parle pas des présidents des jeunes démocrates qui n'ont pas la moindre influence que ce soit à l'intérieur ou l'extérieur du mouvement. (Excusez moi les amis mais cette initiative était vouée à l'échec dès le départ.)
Je parle surtout des présidents départementaux et des vice-présidents  avec un peu de force d'influence (tous ne sont pas égaux).

Ce que je trouve intéressant au Mouvement Démocrate, ce n'est pas le Mouvement Démocrate mais les hommes et les femmes qui le compose. Ce n'est pas la hiérarchie mais les centre d'intérêts qui nous lie les uns aux autres et nous permettent de constituer un réseau dense. Ce réseau s'étend bien au-de-là des frontières de notre parti. Il est très présent dans la société civile, dans des associations de toutes sortes... Nos thèmes et nos valeurs sont largement repris par des hommes et des femmes qui n'ont pas de carte d'adhérents.

Les conflits de pouvoirs qui naissent dans notre parti ont un effet dévastateur sur ces réseaux externes car ils poussent au cloisonnement, au sectarisme, à la peur de se faire piquer "sa place" par un associatif méritant dont l'aura servirait le "parti". Le repli est mauvaise conseillère quand on a l'ambition de représenter des citoyens qui se trouvent à l'extérieur de notre réseau.

Sans ces rapports de pouvoir statutaires, qui ne sont en fait que des stratégies de conservations du pouvoir mise en place par nos dirigeants, les relations seraient beaucoup plus simple et ouverte. Le MoDem ne serait plus un parti de militant mais un mouvement de citoyen.

Malheureusement l'esprit de parti a été le plus fort. Tant que les organisations politiques françaises ne changeront pas de nature, les citoyens n'auront pas finis de se lamenter de leurs représentants. De ce point de vu là, le MoDem n'a plus rien d'innovant.

Ceci étant, je trouve admirable la manière dont François Bayrou s'ouvre à la société civile. Je pense que c'est l'un des seuls leader politique a avoir compris le besoin d'ouverture des partis à la société civile. Il faut vraiment qu'il poursuive cette démarche et fasse éclater la bulle politique qui n'est plus supportable.

Je conserve tout mon soutien et mon estime à sa personne. Je reste également "en réseaux" avec mes amis issu du MoDem mais aussi au-de-là avec ceux qui sont partis et ceux qui n'en ont jamais fait partis.